Accueil / Le pays en action / Tempête KLAUS / Impacts de la tempête / Enquête auprès des sylviculteurs de la commune de Labrit
Un massif forestier remis en question après le passage de Klaus ? Une étude réalisée en 2009 permet de mieux identifier l'impact de la tempête auprès des sylviculteurs, de retenir quelques points essentiels. Exemple sur la commune de Labrit.
La possibilité d’une aggravation du bilan de la tempête
En premier lieu, il convient de considérer avec attention la possibilité d’une aggravation du bilan de la tempête, du fait de l’existence de risques phytosanitaires graves. Il existe en effet un risque important de prolifération d’organismes parasites du pin qui, en utilisant les bois morts pour se développer, pourraient par la suite se répandre en profitant de conditions climatiques favorables et entrainer une surmortalité importante parmi les bois ayant résisté à la tempête.
Un fort attachement des propriétaires à leur patrimoine
Néanmoins, malgré une conjoncture difficile et susceptible de s’aggraver un peu plus dans les mois à venir, il semble exister un fort attachement des propriétaires à leur patrimoine, ce qui pourrait expliquer le faible taux de propriétaires résignés à abandonner la sylviculture et à vendre leurs parcelles. Les caractéristiques de la propriété peuvent peut-être expliquer cet attachement. La proximité géographique entre les propriétaires et leurs biens, la volonté de transmettre aux générations futures ce patrimoine assez souvent reçu en héritage, et enfin le lien affectif assez fort qui unit parfois des propriétaires à la forêt landaise sont autant d’éléments qui permettent de parler
de forêt familiale pour qualifier ce massif.
Des inquiétudes persistent quant à l’avenir de la sylviculture
Hélas, malgré cette impression de stabilité, qui serait à même de préserver le massif d’importantes mutations foncières à plus ou moins court terme, des inquiétudes persistent quant à l’avenir de la sylviculture. D’une part, en dépit des engagements pris par l’état, de nombreux propriétaires s’estiment toujours privés de perspectives à long terme nettes et arrêtées concernant l’avenir de leurs propriétés, et une incertitude plane toujours en ce qui concerne la reconstitution totale d’une majorité de la surface forestière de la commune étudiée. D’autre part, la structure de la répartition par âge est également source de préoccupations, du fait de la forte proportion de propriétaires âgés
de plus de 80 ans. Cela signifie que la population des propriétaires va être amenée à se renouveler profondément au cours des années à venir. Or il apparaît aujourd’hui impossible d’anticiper les réactions de ces nouveaux propriétaires vis-à-vis du patrimoine qu’ils vont prendre en main.
Renforcer l’attractivité de la sylviculture, en accordant davantage de valeur aux aménités produites par la forêt pourrait encourager l’engagement des sylviculteurs en faveur de la reconstitution. La question de la rémunération de ces aménités produites pourrait alors être posée en ce sens.








