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La tempête Klaus a durement frappé les communes du Pays des Landes de Gascogne : le parc forestier communal a perdu la moitié de sa superficie (plus de 10 000 ha). Pressentant de lourdes conséquences pour les collectivités du territoire, le Pays a réalisé une étude qui révèle l’ampleur des conséquences financières immédiates et à venir pour ces communes.
La tempête Klaus qui a frappé le Sud-ouest le 24 janvier dernier, a affecté près de 600 000 ha de forêt, occasionnant le maximum de dégâts (93 %) dans la forêt de pin maritime (sources : IFN). Toutes les communes ont été impactées, plus ou moins durement selon leur situation géographique. Le maximum de dégâts enregistrés se localise cependant sur une zone précise, située sur le Pays des Landes de Gascogne.
Un parc forestier communal détruit de moitié
Parallèlement, 67 communes du Pays (plus d’une sur deux) possèdent un parc forestier communal, exploité pour la production de pin et générant des ressources, pour une superficie totale de 23 000 ha. La localisation des communes possédant un parc forestier important coïncide avec la zone ayant subi le maximum de dégâts. Ceci a eu pour conséquence la destruction de la moitié de la superficie du parc forestier communal, soit 10 600 ha.
Des ressources communales durablement affectés
Le produit forestier annuel moyen des 5 dernières années s’élevait à 4,3 M d’euros pour les communes disposant d’un parc. Cette ressource représente plus du quart (27 %) des ressources des communes ayant un parc et, pour 17 communes ces produits forestiers équivalent même à 100 % ou plus des ressources communales (Fiscalité + DGF). Klaus ayant frappé le plus fortement la forêt en âge de production, cette ressource s’en trouve durablement affectée.
Des charges nouvelles
Le coût de reconstruction du parc forestier est estimé à près de 29 millions d’euros, soit l’équivalent de 7 ans du produit que générait la forêt avant la tempête. Le surcroît de transport lié à l’énorme volume de bois à exploiter a des répercutions sur le réseau routier bitumé, notamment local (communal et communautaire), qui résiste mal aux passages répétés des camions surchargés.








