mer 23 avril 2014
Initialisation
réduire la taille du texte
réduire la taille du texte
accessibilite
augmenter la taille du texte
réduire la taille du texte
plan du site
RSS
motscles
Favoris et partage

Pays des Landes
de Gascogne


Place de la Mairie - BP1
40630 SABRES
Tel : 05 58 04 43 43
Fax : 05 58 04 43 40
la zone pays

Accueil / S'informer / Actualités / France Culture 27/09/2012 - "Dans les Landes, pendant que l’Etat n’y est pas"

Emission France Culture du 27/09/2012

Il y a quelques mois de cela, une équipe de journalistes de France Culture était venue à la rencontre de plusieurs personnes du territoire. Parmi eux, Bernard Rouchaléou, directeur du Pays, a répondu à leurs questions.

L'émission, diffusée ce mardi 27 mars traite des services publics qui ont progressivement disparu sur le territoire et des prérequis essentiels lorsque l'on est Haut-Landais comme le fait de posséder un véhicule....

 

Extrait du site de France Culture

 

L’immense massif forestier landais a été planté suite à un décret impérial de 1857. L’État d’aujourd’hui s’intéresse de beaucoup plus loin qu’alors à ce territoire, où la densité de population descend à 4 habitants par kilomètre carré, dans certains cantons. C’est appréciable, cette solitude, de l’avis général de celles et ceux qui y vivent.

Les principaux services publics ont disparu du paysage, soit qu’ils aient été privatisés et ne voient plus aucun intérêt à desservir à grand frais des clairières introuvables, soit que l’État renacle à poursuivre sa mission, préférant la déléguer aux collectivités locales.
Les transports publics sont singulièrement inexistants, et comme l’emploi est très éloigné des Landes de Gascogne, on fait couramment 150 km par jour pour aller au travail en ville. Le coût du plein de gaz-oil s’en ressent, et chaque panne est une catastrophe.
Il y a eu pourtant, jusque dans les années soixante, un réseau de chemin de fer qui allait du Nizan jusqu’à Facture et Luxey. Les voies, déferrées, sont devenues pistes cyclables ; on peut y randonner dans une solitude complète.

Naît de ces contraintes une entraide obligatoire, indépendante de l’estime qu’on porte aux gens : un service rendu amènera sa réciproque un jour ou l’autre. Solitaires, certes, mais soudés. Inféodés à l’automobile, à coup sûr, mais farouchement autonomes. Ici, l’économie n’est pas la même, un euro n’a pas la même valeur qu’à Bordeaux ou Paris. La chasse – petit et gros gibier – et la cueillette – deux heures dans les bois et vous ramenez cinq kilos de cèpes – ne sont pas négligeables dans l’alimentation d’un ménage.

Il existe un service public auquel on ne pense pas immédiatement : celui des pompes funèbres. À Saint-Symphorien, une régie municipale a été créée pour les pompes funèbres, faisant économiser la moitiè du prix des obsèques aux familles. La régie s’occupe aussi de l’eau potable.

Quand on n’a plus de services publics, dit Gérard Fernandez, on les invente.
Il faut décidément être bien débrouillard, inventif et opiniâtre pour vivre par là-bas.
Et ne pas trop compter sur l’État.

 

Les intervenants

  • Jean-Pierre Castro, ancien correspondant de Sud-Ouest
  • Gérard Fernandez, employé municipal à Saint-Symphorien
  • Christiane Filleau, historienne locale
  • Raymond Lagardère et Jean-Paul Larrue, membres du Cercle Ouvrier de Saint-Symphorien
  • Françoise Leclerc, usagère de la ligne SNCF Bordeaux-Langon
  • Soizic Le Lann, enseignante
  • Philippe Petit, ouvrier
  • Bernard Rouchaléou, directeur du Pays des Landes de Gascogne
 

Écouter l'émission :

Sur le site de France Culture

Ou directement sur le Player ci-dessous :

 
  • Noté actuellement 0 étoile(s) sur 5.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note: 0/5 (0 votes exprimés)

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !