Son histoire

1857- 2007 : un siècle et demi d'aménagement du territoire

Au cœur du plus grand massif forestier français et européen, à 50 km au Sud de Bordeaux et en bordure de la façade atlantique, le Pays des Landes de Gascogne, puise une grande partie de son histoire dans l'origine même de l'histoire générale des "Landes de Gascogne".

  1. La loi du 19 juin 1857
  2. Un déclin démographique inéluctable
  3. 1970, création du Parc Naturel Régional. 1973, création du CELAG
  4. En 1980 la Haute Lande se dote d'un nouvel outil : l'AIRIAL
  5. En 2004 c'est la naissance officielle du Pays Landes de Gascogne

> La loi du 19 juin 1857

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les habitants des landes ont du faire face à l’extrême pauvreté des sols. La lande se résumait à de
grandes étendues nues, marécageuses, plates et insalubres. Les landais vivaient du système agro-pastoral, regroupés dans des «airials » (petits hameaux isolés) ils cultivaient le seigle et le millet, base de leur maigre alimentation, et élevaient des moutons dont le rôle consistait à fertiliser les terres. C’est de cette époque que vient l’image du berger landais perché sur ses échasses. En effet ce moyen de locomotion était parfaitement adapté pour surveiller les troupeaux, se déplacer rapidement et au sec, tout en évitant les piqûres d’ajoncs.

Sur l’initiative des « Captaux de Buch » (petits seigneurs locaux en Pays de Buch), Nicolas Brémontier et plus tard Chambrelent entreprendront de fixer les sables mobiles de la côte qui menaçaient les habitations voisines, et d’assainir la lande en creusant des fossés de drainage, localement appelés crastes. En effet la situation était devenue invivable dans les landes, où toutes les expérimentation agricoles (riz, mûriers, arachides, tabac...) ont échoué jusque là. Les sols sablonneux et détrempés ne permettaient pas aux cultures de se développer, et les épidémies de palu décimaient la population. Le pin était, et reste toujours, la seule essence capable de supporter de telles conditions. Ces travaux vont aboutir à la loi du 19 juin 1857 qui impose à toutes les communes des Landes de Gascogne de boiser leurs territoires de pins maritimes. La région comptait jusque là 200 000 hectares de forêts naturelles, qui vont être étendues dans toutes la Gascogne landaise. A partir de là, le visage de la région va profondément se transformer et le pin va devenir l’arbre roi des Landes de Gascogne. Portant sur l’assainissement et l’ensemencement du territoire, cette loi provoqua la transformation radicale de l’économie locale et de la démographie de cette région. L’entretien du massif forestier et la transformation du bois de pin freinèrent dans un premier temps l’exode rural.

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> Un déclin démographique inéluctable

Mais soumise au cours de la gemme et du bois, la "Haute Lande" entama un déclin démographique inéluctable. (moins 4 963 habitants entre 1850 et 1906). Entre 1906 et 1936, la région perd ensuite pratiquement le quart de sa population (moins 25 752 habitants). Plusieurs événements économiques et sociaux y participent de ce phénomène :

  • gemmeurs mécontents de leurs conditions de vie
  • pertes de la première guerre mondiale
  • catastrophes commerciales des années 20

Entre 1936 et 1954, la "Haute Lande" régresse de 4 550 habitants. L’accélération de l’exode rural est due :

  • à la seconde guerre mondiale
  • à la mécanisation du travail en forêt
  • à la disparition des activités liées au gemmage
  • aux grands incendies qui ravagèrent le massif forestier (1940-1949)

Suite à ces grands incendies, le Ministère de l’agriculture engage, par l’ordonnance du 28 avril 1945 - relative à la mise en valeur des Landes de Gascogne -, 400 millions de francs pour réaliser des travaux urgents de construction de routes et d’aménagement, d’électrification des villages et d’alimentation en eau potables.

Une troisième expérience d’aménagement s’enclenche en 1958 avec la création de la Compagnie d’Aménagement des Landes de Gascogne (CALG) dont le but est la valorisation des domaines agricoles et forestiers (assainissement, création d’exploitations agricoles, promotion pour l’installation de gros céréaliers parisiens sur les exploitations maïsicoles en Haute Lande).
L’arrivée de population nouvelle ne freine cependant pas le déclin démographique puisque la zone perd encore environ 4000 habitants entre 1954 et 1968.

En 1963 est créée la DATAR (Délégation à l’Aménagement du Territoire) dont l’objectif est alors de rééquilibrer la disparité existante entre la région parisienne et les zones rurales françaises. Mais la Haute Lande reste à l’écart de ces mesures et de celles émises le 30 décembre 1967 dans le cadre des Plans d’Aménagement rural (instauration d’une volonté de décision globale et d’action concertée sur des espaces ruraux délimités).

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> 1970, création du Parc Naturel Régional. 1973, création du CELAG

En 1970 toutefois, la Haute Lande est concernée par une nouvelle démarche : celle du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne : c’est l’annonce d’un processus d’approche intercommunale du développement et la prise de conscience que le tourisme peut ainsi se développer ici.

Elu député en 1973, Roger DUROURE tente, avec l’aide de quelques élus, une action de mobilisation qui aboutit à la création du Comité Economique des Landes de Gascogne (CELAG). En 1975 la Haute Lande, en tant que territoire critique, ne bénéficie toujours pas des mesures particulières de l’État.

En 1977 le Schéma d’aménagement de la Haute Lande est élaboré en partenariat avec la préfecture de région. Plusieurs documents sont ensuite élaborés afin de démontrer la nécessité d’approfondir la réflexion sur l’aménagement de la zone. La zone Haute Lande est précisément délimitée et concerne une région économique relativement homogène qui couvre 14 cantons (soit 5 900 km2).

Au milieu des années 70 apparaissent ainsi une dynamique et une volonté locale qui seront à l’origine d’un processus d’aménagement et de développement de grande ampleur.

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> En 1980 la Haute Lande se dote d'un nouvel outil : l'AIRIAL

En 1980 la Haute Lande se dote d'un nouvel outil dirigé par des élus qui travaillent en étroite collaboration avec les administrations. Son sigle : A.I.R.I.A.L (Association Interdépartementale pour le Renouveau, l'Industrialisation et l'Aménagement de la haute Lande) a été choisi en fonction des traditions du territoire. Ce groupement, qui rassemble 14 cantons (8 dans les Landes, 4 en Gironde, 2 en Lot-et-Garonne), a pour mission de coordonner les initiatives qui visent à revitaliser l'économie et la démographie de la Haute Lande.

En 1999 un diagnostic exhaustif de la Haute Lande est réalisé par les services de l'AIRIAL en partenariat avec toutes les administrations et l'appui des préfectures. Il lance la voie vers la démarche de Pays créée par la loi Voynet.

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> En 2004 c'est la naissance officielle du Pays Landes de Gascogne

 

 

Les années 2002 - 2003 sont consacrées à l'élaboration de la Charte de Pays. Le 30 septembre 2003 l'arrêté du périmètre définitif du PAYS est signé, et le 28 Octobre 2004 est signé à Labrit le premier Contrat de Pays engageant l'Etat, la Région et le Pays des Landes de Gascogne sur des actions et des financements entre 2004 et 2006.

Pour le territoire, la fin 2006 et l'année 2007 marque le terme de 6 ans de travail depuis sa constitution, l’élaboration de sa charte, et la mise en œuvre du premier Contrat de Pays, dans le prolongement de l’action de l’AIRIAL. Cette "première étape" marquée par de profondes et durables évolutions sur le territoire coïncide aussi avec la fin de certaines politiques publiques territoriales (contrat de plan, programmes européens…).

Avec le projet 2007 / 2009, le Pays a précisé ses actions afin de pouvoir de nouveau solliciter des partenariats financiers spécifiques (Politiques contractuelles régionales et départementales, nouveau Contrat de Projet Etat/Région, programmes européens 2007-2013).

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